Les danses indiennes
         
La Musique Indienne
La principale musique classique indienne est l'Hindustani, que l'on trouve en particulier dans le Nord du pays. Dans  le Sud du pays, la musique dite carnatique  est plus largement répandue. Dans ces deux genres, les intervalles de tonalités, les harmonies et les formules rythmiques sont le produit unique d'une profusion de traditions et d'influences musicales.
On retrouve dans cet art de larges références aux fables et aux légendes du pays.
D'autres genres musicaux
Le Qawwali - La musique folklorique - Le Ghazal -La musique classique.
 
Les instruments   indiens
Sitar - Sarod - Sarangi - Esraj - Tanpura -Snatoor - Vichitra Veena - Violon - Tabla - Pakhawaj - Mridangamu - Jal Tarang- Dholak - Pung - Flûte - Shenani
Danses folkloriques
Bharata natyam (Tamil Nadu)
 Le Bharata Nâtyam est pratiqué dans le sud de l’Inde.
C’est une danse symbolique qui fait  référence aux aventures des dieux, particulièrement à celles de Brahmâ, et du cosmos. Une représentation de danse est à la fois un acte de dévotion et pour les danseurs et un enseignement théologique pour le public. Bharat Muni raconte que les dieux vinrent dire à Brahma qu'ils désiraient un divertissement auditif et visuel pouvant s’adresser à toutes les castes,les quatre premiers Veda étant interdits aux çudra (la caste la plus basse).
Le Bharata Nâtyam est une danse exclusivement féminine même si elle est toujours traditionnellement  enseignée par un homme : Le maître de la danse.
-Kathak (Le nord de L'Inde)
Le Kathak est un autre style de danse indienne qui semble être une forme laïcisée du Bharata Nâtyam. Ce type de danse est pratiqué dans la partie de l’Inde du Nord qui fut occupée par les musulmans au début du XIIe siècle. Sous la pression des envahisseurs, la danse a dû perdre sa dimension religieuse. Les danseuses abandonnèrent leur monopole quant à l’exécution des danses.
De ce fait, le Kathak mit l’accent sur les performances techniques. Ses pas,appelés paran, présentent des combinaisons rythmiques très compliquées.
-Kathkali (Kerala)
Le Kathakali est un ballet sacré, on peut le qualifier de théâtre dansé. Il n’est pas aussi  ancien que le Bharata Nâtyam, en effet,  il est apparu sous sa forme actuelle au milieu du XVIIe siècle. Cette danse est un récit de combats, qui fait référence aux guerres primordiales entre les dieux et les géants. Ce ballet a une mise en scène effrayante et les thèmes sont souvent sanguinaires. Les danseurs-acteurs portent des masques inhumains et les gestes techniques sont souvent des mouvements violents et des sauts bruyants.
Le Khatakali nécessite de longues années d’apprentissage. Souvent, le danseur commence à étudier à l’âge de huit ans pour ne paraître en public qu’à l’âge de dix-huit ans. Il doit être à la fois capable de retenir les textes épiques et de les réciter par cœur, il doit connaître les combinaisons rythmiques ainsi que des centaines de mudrâ. Dans cette danse, les mudrâ sont non seulement la transcription de sentiments comme dans le Bharata Nâtyam, mais aussi des traductions de phrases entières en sanskrit. Cette discipline nécessite également une grande souplesse et une musculature particulière.
- Manipuri (Le nord-est de  L'inde)
Le Manîpuri est usité dans la vallée  de Manipur. Cette danse a pour base des rites de fécondité antérieurs à la brahmanisation de cette région. La chorégraphie la plus ancienne du Manîpuri est le Lai Haraoba. Il s’agit d’une danse saisonnière qui s’adresse aux divinités agraires locales qui sont célébrées au printemps. Elle comporte des soli, des variations à deux, hommes et femmes, ainsi que des pas réalisés par des groupes de dix à vingt personnes, en cercle ou en demi-cercle.  
Le Lai Haraoba se célèbre devant l’emplacement qui est sensé être la résidence temporaire des divinités agraires locales. Les prêtres et prêtresses de ces divinités sont les solistes de ces danses .En dehors de ces représentations ils sont sorciers, guérisseurs ou adeptes de la transe.  
Les danses manîpuri sont les plus faciles des danses indiennes. Ces danses appartiennent au style lasya caractérisé par sa douceur et réservé aux femmes.
Les mouvements de la tête et des yeux si importants dans le Bharata Nâtyam n’existent pas ici. Les mudrâ sont utilisés mais uniquement comme gestes dépourvus de signification.
-Mohiniyattam
Le Mohini Attam, comme le  Kathakali, est une danse du Kerala dans l’Inde du sud.
Cette danse féminine est née vers le Xe siècle et devint un style classique au début du XIXe siècle.  Certains mouvements sont empruntés au Kathakali comme les grands pliés en seconde et les rotations du buste. Les frappes de pieds, quant à elles, sont issues du Bharata Nâtyam. Le costume traditionnel est le plus souvent blanc avec des franges rouges.
-Odissi
L’odissi est une danse du Nord-Est de l’Inde. Elle est principalement pratiquée dans l’état de l’Orissa. Celle-ci existe depuis le IIe siècle avant Jésus-Christ. Elle fut pratiquée dans les temples dès le Xe siècle puis en dehors. Elle fut alors interprétée par de jeunes garçons travestis :les gotipuas. En 1956,cette danse fut portée à la scène. Elle est caractérisée par des mouvements amples des bras, des grands pliés, des frappes de pieds aux rythmes complexes ainsi que par une grande interprétation lyrique.
-Le Gaana-Dapakuthu
 
Le Gaana-Dapakuthu  est un style de danse populaire né dans les rues du Tamil Nadu (état du Sud de l’Inde). Il s'agit de la danse folklorique des villages. Il se danse sur une musique trés rythmée, lors de célébrations où le danseur en profite pour se délivrer du stress et des mauvaises ondes qui polluent son esprit. Contrairement aux danses classiques indiennes, le Gaana-Dapakuthu est une danse informelle : elle n'est pas codifiée mais retranscrit le message des paroles à travers l'expression corporelle.
Le Bhangra
 
Le Bhangra est un style de danse traditionnelle provenant de la région du Panjab (Nord de l'Inde). Ces mouvements rappellent ceux du Gatka, l'art martial des guerriers Sikhs. En effet, il s'agit d'une danse très virile que l'on retrouve lors de célébrations importantes telles que la moisson ou les mariages. Cette danse est toujours accompagnée par des chants - les Boliyans - et de la musique au moyen d'instruments propres au Panjab - le thumbi ou encore le dhol. De nos jours, le nom Bhangra est surtout associé au type de musique qui utilise cette percussion. Les chansons Bhangra parlent d'amour, de fierté et de patriotisme.
Kalbelia Sapera
 
La danse Kalbelia Sapera - danse du serpent - est née au Rajasthan dans le nord de l'Inde. Ce nom désigne la caste des Kalbelias et des Saperas, ces nomades qui sillonnent le désert du Thar. Les danseuses pouvaient aller danser en public, le visage toujours voilé d’un foulard brillant. Elles exécutent leur danses sur les rythmes des instruments de musiques (tabla, harmonium, castagnettes indiennes, flûte et chant carnatique). En plus de la danse, les femmes font office de fakirs (en dansant sur des planches à clous et à sabres) et de contorsionnistes. Certains mouvements rappellent le flamenco des Tsiganes,peuple originaire du Rajasthan. Aujourd'hui ces gitans de l'Inde se produisent régulièrement dans les fêtes foraines indiennes, ou dans les lieux touristiques où ils divertissent les touristes.
 
Le Chhau
Le Chhau est une danse pratiquée dans l’Inde du Nord-Est, dans l’Orissa.
Dans cette discipline, surtout pratiquée par les hommes, les danseurs portent un masque et c’est le jeu de pieds qui remplace l’expression du visage et les mudrâ. Les danses sont courtes et elles expriment des légendes. Chaque personnage correspond à un masque précis qui évoque un sentiment appelé rasa. L’accompagnement n’est pas  chanté, un musicien entonne simplement des syllabes rythmiques.
 
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