Retour Retour La danse Orientale La danse orientale se dit en arabe "El raqs el sharki" et en turc "Oryantal dansi", qui a donné naissance au terme danse orientale. La danse orientale est un subtil langage du corps et de l’âme, où grâce et légereté épouse la sensualité et le rythme sous l’envoûtement suave de l’aoud, l’ardeur délicieuse de la darbouka, le tintement malicieux des sagattes... La danseuse s’envole, ses hanches dessinent les flancs arrondies de la terre, son bassin retranscrit le rythme de la vie, ses mains ondulent et ses pieds dessinent de mystérieuses arabesques, ses cheveux flottent sur les gracieux déplacements qui enivrent l’air d’un doux parfum épicé. Son origine est liée au culte de la féminité et de la fertilité. Les femmes offrent leur ventre à la déesse mère pour qu’elle donne la vie à leur tour... puis la déesse mère fut remplacée par un dieu unique, les mères dans le secret ont transmis cette danse millénaire à leurs filles, qui évolua au fil du temps... La danse orientale est présente dans le Moyen-Orient et le Maghreb. La danse orientale , comprend de nombreuses danses folkloriques très différentes, dont le « sharqi » plus souvent connue par son style très savant et raffiné, et un autre plus populaire appelé baladi ( plus relié à la terre) ou encore le saïdi , danse guerrière masculine à l'origine et reprise par les femmes, se caractérisant par l'usage de cannes et de nombreux sauts de jambes ! Mais ces styles sont loin de représenter comme on le croit souvent toute la danse dite orientale et qui englobe de nombreuses danses plus ou moins locales comme les danses berbères du Maroc ou encore les fabuleuses danse tsiganes des Balkans etc.. En bref, cette danse ancestrale semble être commune (à quelques différences près) à tous les peuples de l'Asie, d'Afrique du Nord et aussi traditionnellement à tout le bassin méditerranéen. La danse orientale a connu depuis le siècle dernier un réel engouement : dans les années 1930-1940, des danseuses égyptiennes, comme Tahia CARRIOCA et Samia GAMAL, ont permis à la danse orientale d’évoluer, avec l’introduction d’une nouvelle tenue à deux pièces, venue des films hollywoodien,avec paillettes et strass, mais aussi le voile, la canne, le chandelier, etc... Si dans les temps anciens, la danse orientale laissait place à une grande partie d’improvisation, elle est aujourd’hui de plus en plus codifiée, par des chorégraphies complexes et raffinées. De nouveaux styles récents donnent à la danse orientale une plus grande richesse, dont par exemple le style tribal, le bellywood,... Dans les villages égyptiens, on appelle une danseuse professionnelle une ghaziya (au pluriel, ghawazi). A l'origine, les ghawazi étaient des tziganes . C'est maintenant un terme générique qui désigne les danseuses en général, et non plus une tribu particulière ou des tribus comme autrefois. Le rôle important qu'ont joué les tziganes dans l'évolution des danses profanes se retrouve dans la langue turque où le vieux terme de danseuse (cengi) vient de cingene (tzigane). « La vie est comme une Ghaziya, elle ne danse qu'un instant pour chacun » (proverbe égyptien).